Politiquement en vogue, la démocratie participative suscite un intérêt croissant dans le monde académique. Or, le développement simultané de dispositifs largement apparentés sur le plan procédural, dans des contextes et selon des modalités aussi divers, pose nombre de questions.
A-t-on affaire à une même dynamique, déclinée sous des formes différentes, ou à des processus hétérogènes dont l’unité n’est qu’apparente ? Les enjeux administratifs, sociaux et politiques sont-ils globalement les mêmes dans les différentes expériences ? Assiste-t-on à un renouveau potentiel du politique, ou l’appel à la participation sanctionne-t-il son effacement ? S’agit-il d’un basculement dans les types de légitimité politique et les formes de l’action publique, ou au contraire d’un effet de mode ? Quelles sont les raisons de cette prolifération de dispositifs participatifs ? Celle-ci est-elle le signe d’une convergence au moins partielle des systèmes et des cultures politiques à l’échelle continentale ? Comment se sont forgées les catégories qui permettent d’appréhender ce phénomène, dans les espaces publics et dans la sphère académique ? Par quels transferts, quels emprunts entre différents contextes, entre monde académique, mouvements sociaux et milieux politiques ?
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